La citoyenneté italienne par filiation (jure sanguinis) a connu une changement législatif historique en 2025. Le décret-loi n° 36/2025 (connu sous le nom de décret Tajani), transformé en Loi nº 74/2025 Le 24 mai 2025, une limite générationnelle a été introduite qui n'existait pas auparavant : désormais, seuls les enfants et petits-enfants d'Italiens nés en Italie peuvent demander la reconnaissance de la citoyenneté. La Cour constitutionnelle italienne a confirmé la constitutionnalité de cette restriction en mars 2026.
Le cabinet Sandra Koelln offre des conseils juridiques à jour sur les nouvelles règles et accompagne la constitution du dossier documentaire, les traductions et la soumission du dossier — que ce soit par voie consulaire, directement dans une commune en Italie, ou par voie judiciaire lorsque applicable.
Jusqu'en mars 2025, l'Italie n'imposait pas de limite générationnelle pour la reconnaissance de la citoyenneté par filiation. Il suffisait de prouver une lignée ininterrompue jusqu'à un ancêtre italien né après le 17 mars 1861 (date de l'unification de l'Italie). Ce scénario a radicalement changé.
Important: les demandes déposées ou les nominations confirmées auprès des consulats, des communes ou des tribunaux jusqu'au 27 mars 2025 (23h59, heure de Rome) continuent d'être évalués par les règles précédentes, sans limite générationnelle. Si vous aviez déjà une procédure en cours avant cette date, vos droits sont préservés.
La nouvelle loi a également apporté une fenêtre positive : les personnes nées en Italie ou qui ont résidé dans le pays pendant au moins 2 ans consécutifs et qui ont perdu la citoyenneté italienne selon l'ancienne règle des mineurs peuvent demander sa récupération entre le 1er juillet 2025 et le 31 décembre 2027.
Historiquement, la loi italienne ne reconnaissait pas la transmission de la citoyenneté par lignée maternelle pour les enfants nés avant le 01/01/1948. Ces cas nécessitaient une action en justice (recours auprès du Tribunal Civil de Rome). Avec la loi 74/2025, on s'attend à ce que cette voie judiciaire spécifique soit progressivement remplacée par les nouvelles règles générales, mais les procédures déjà en cours continuent leur déroulement normalement.
La demande est faite auprès du consulat italien de la juridiction de résidence. Le temps d'attente peut varier de 2 à 12 ans selon le consulat — les consulats des grandes villes d'Amérique latine ont tendance à avoir des files d'attente considérablement plus longues.
Pour les cas de lignée maternelle pré-1948, le processus judiciaire est la seule option. Il peut également être utilisé en alternative lorsque la file d'attente consulaire est excessivement longue. Le délai moyen est de 12 à 24 mois.
Pour ceux qui peuvent résider temporairement en Italie, la demande peut être faite directement auprès de la comune (municipalité). Le délai légal est de 120 jours après le protocole, ce qui rend cette voie beaucoup plus rapide que la voie consulaire.
Avec la loi 74/2025 (décret Tajani), entrée en vigueur en mai 2025, seuls les enfants et petits-enfants d'Italiens nés en Italie peuvent demander la citoyenneté. Les arrière-petits-enfants et les générations suivantes ne sont plus éligibles selon les nouvelles règles. Les procédures déposées avant le 28 mars 2025 suivront toujours les anciennes règles (sans limite générationnelle).
Pas nécessairement. Le processus peut être réalisé par voie consulaire (dans le pays de résidence) ou judiciaire (Tribunal de Rome). Cependant, si vous optez pour la voie communale, il sera nécessaire d'établir une résidence temporaire en Italie.
Voie consulaire : 2 à 12 ans (varie énormément d'un consulat à l'autre et tend à être plus long dans les pays d'Amérique latine). Voie judiciaire : 12 à 24 mois. Via comune : 120 jours après le protocole (délai légal). Avec les nouvelles restrictions, on espère que les files d'attente consulaires diminueront progressivement.
Oui, les petits-enfants d'Italiens nés en Italie peuvent toujours bénéficier de la loi 74/2025. Ce qui a changé, c'est que les arrière-petits-enfants et les générations suivantes n'y ont plus droit. Si la transmission se fait par la ligne maternelle et que le descendant est né avant 1948, il peut être nécessaire de saisir les tribunaux. Chaque cas doit être analysé individuellement.
Les processus enregistrés ou dont la date est confirmée jusqu'au 27 mars 2025 (23h59, heure de Rome) continuent d'être évalués selon les règles précédentes. Cela s'applique aux demandes dans les consulats, les communes et les tribunaux. Le statut de cittadinanza déjà reconnu d'autres membres de la famille n'affecte pas votre cas.
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